Ce qu’il faut à une maisonnée de 31 personnes | Coalition humanitaire
Ce qu’il faut à une maisonnée de 31 personnes
le 12 avril 2020

« Je suis un fermier à la tête d’une famille de 31 personnes. » De toute évidence Alou Tounkara, 62 ans, de la commune de Guiré au Mali, a énormément de responsabilités sur les épaules. La subsistance d’Alou et sa famille repose essentiellement sur l’agriculture saisonnière, le petit commerce leur procurant de maigres revenus additionnels.

Dix jours de pluies abondantes ont causé des inondations dans six des dix régions du Mali à la fin d‘août 2019. Les maisons et les terres agricoles ont été endommagées, le marché et le cimetière à Guiré inondés, les écoles, cliniques, latrines et puits ravagés. Alou et sa grande famille n’ont pas été épargnés.

« Notre village a été lourdement touché par les inondations les plus graves depuis au moins 100 ans, dit-il. Plus de 100 maisons se sont effondrées, des toilettes et des murs se sont fissurés ou sont tombés. Chez moi, pratiquement tout a été emporté -- maison, grenier à millet, enclos à animaux et granges. »

Contraints de quitter leur maison, Alou et sa famille ont passé les deux premiers jours dispersés dans divers endroits : dans une école, à la mairie et dans des familles d’accueil qui ont partagé la nourriture nécessaire à leur survie.

Quelques jours après la catastrophe, Islamic Relief – avec l’appui de la Coalition humanitaire et du gouvernement du Canada – a aussi commencé à fournir des articles de première nécessité aux familles qui avaient perdu tous leurs biens. Alou et sa famille ont reçu des matelas, des ustensiles de cuisine et d’autres articles essentiels.

« Les articles fournis par Islamic Relief correspondaient si bien aux besoins que nous avions exprimés que cela nous a grandement soulagés, dit Alou. La plupart des biens et services que nous avions perdus ont été remplacés. Pour cela, nous remercions sincèrement Islamic Relief et ses généreux donateurs. »

« Grâce à cette distribution d’articles, nous avons maintenant ce qu’il nous faut pour manger et pour dormir, surtout avec les matelas reçus. C’est comme si j’avais eu de l’argent et que j’étais allé au marché acheter tout ce dont j’avais besoin. »

« C’est la première fois de ma vie que je vois une aide fournie avec autant de transparence et de souplesse par rapport aux choix qui nous ont été donnés. »

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