Déplacements de population en République démocratique du Congo | Coalition humanitaire
Déplacements de population en République démocratique du Congo
Mai 2017

L’intensification des violences a forcé plus d’un million de personnes vivant en République démocratique du Congo à fuir leur domicile afin de trouver la sécurité. Durant les combats qui ont fait rage entre le 21 avril et le 5 mai dans la région orientale de Kasaï, plus de 125 000 personnes, c’est-à-dire environ 8 000 par jour, ont fui vers les zones plus sécuritaires du pays. Les établissements de santé et d’éducation ont été détruits, des maisons ont été pillées et brûlées. La violence persiste… Cette situation a forcé les familles et les enfants à fuir et à se cacher dans des buissons, des champs éloignés et des communautés hôtes plutôt que de se réfugier dans des sites ou des camps officiels où ils peuvent obtenir de l’aide.

Aide humanitaire: 

Services de protection pour les enfants, femmes et hommes

Bénéficiaires de l’aide: 
15 695
Fonds octroyés: 
302 206 $
Affaires mondiales Canada: 
227 676 $
Aide à l’enfance Canada: 44 880 $
Coalition Humanitaire: 
29 651 $
Énoncés des besoins humanitaires: 

Ces déplacements ont affecté la production alimentaire et les importantes préoccupations en matière de sécurité ont interrompu les activités agricoles pour la saison actuelle. Il est prévu que les niveaux déjà critiques d’insécurité alimentaire et de malnutrition s’aggravent avec la saison maigre qui a commencé en avril 2017. Les enfants sont éminemment menacés : les garçons risquent de se faire recruter par les milices; les filles sont pour leur part plus exposées à la violence basée sur le genre. De plus, ils n’ont pas accès à l’éducation.

Projet d'intervention: 

Objectifs
Réduire la vulnérabilité des personnes touchées par la crise, en particulier les femmes et les enfants, et améliorer leur capacité à répondre à leurs besoins fondamentaux.

Activités

• Soutenir la création et le fonctionnement de réseaux de protection de l’enfance à l’échelle communautaire.

• Éduquer le personnel et les membres de la communauté pour intervenir et prévenir la violence sexuelle et basée sur le genre, entre autres avec de la formation pour offrir du soutien psychosocial en fonction du sexe et de l’âge, ainsi que des soins de santé et de l’aide juridique aux victimes de violence sexuelle et basée sur le genre.
• Sensibiliser les communautés sur les effets négatifs de la séparation familiale et de l’association avec les milices.
• Soutenir l’identification des enfants séparés de leur famille, leur prodiguer des soins médicaux au besoin et les aider à retrouver les leurs.

Capacité de l'organisation: 

Aide à l’enfance mène des activités dans la région concernée depuis 2003 et poursuit ses activités dans toutes les provinces. L’organisme travaille dans 35 établissements de santé dans les provinces touchées et obtient des résultats concrets en matière de protection des enfants. Aide à l’enfance a une connaissance approfondie de la région grâce à sa présence dans les territoires et profite d’un bon niveau d’acceptation en raison de ses excellentes relations avec les communautés. Ainsi, Aide à l’enfance peut rapidement lancer une intervention d’urgence avec une équipe composée de personnel médical et de personnes œuvrant dans les domaines de la protection de l’enfance, de l’éducation, de la logistique et d’autres fonctions de soutien.

GAC

Nos actions en réponse à des catastrophes circonscrites sont appuyées par Affaires mondiales Canada (75 %), les agences membres de la Coalition Humanitaire (15 %) et la Coalition Humanitaire (10 %). Créé en 2014, le Fonds Canadien pour l’Assistance Humanitaire (FCAH) est un mécanisme de financement en temps opportun d’interventions vitales en réponse à des catastrophes à petite échelle.

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