Quoi de mieux qu’un toit? | Coalition humanitaire

Photo: Aide à l'enfance

Quoi de mieux qu’un toit?
le 9 décembre 2019
Le ciel est devenu complètement fou et le vent était bruyant et violent. Les hommes étaient à l’extérieur pour tenter d’attacher le toit qui battait comme un oiseau effrayé, mais le vent était plus fort que les hommes. Le toit s’est envolé et en a presque tué certains quand il est tombé en morceaux ! Les enfants pleuraient, tout le monde avait si peur !

On ne pense pas souvent à notre toit, bien qu’il nous protège de la pluie et de la neige, et qu’il fournit confort et sécurité à la famille.

Pour sa part, Rahima, une veuve de 72 ans qui vit sur une île au large du nord du Mozambique, pense souvent son toit.

Elle a bâti sa maison avec son époux, une maison qui était bien solide. « Je l’ai aidé à faire le toit et à préparer la boue pour les murs. Elle a résisté à plusieurs tempêtes et des vents forts et nous a toujours protégés des éléments. »

Jusqu’en avril 2019.

C’est là que Rahima et ses voisins ont appris qu’une tempête s’en venait et qu’ils devaient se réfugier dans les édifices les plus sûrs possible. Alors Rahima, ses filles et leurs familles se sont rendu, comme tous les autres, chez des amis le temps que la tempête passe.

Mais cette fois, ce fut différent.

« Je n’avais jamais vu un tel cyclone, affirme Rahima. Le ciel est devenu complètement fou et le vent était bruyant et violent. Les hommes étaient à l’extérieur pour tenter d’attacher le toit qui battait comme un oiseau effrayé, mais le vent était plus fort que les hommes. Le toit s’est envolé et en a presque tué certains quand il est tombé en morceaux ! Les enfants pleuraient, tout le monde avait si peur ! »

Rahima a beaucoup perdu dans cette tempête. Elle a perdu sa source de revenus parce que ses cocotiers avaient été dépouillés de leurs fruits et que ses poulets avaient disparu. Tous ses biens ont été endommagés. Encore pire, dit-elle, « mon toit a été complètement détruit ».

Lorsque le cyclone Kenneth a détruit les maisons et affecté les conditions de vie de milliers de gens comme Rahima, il a également contaminé l’eau potable et coupé les communications. La Coalition humanitaire et ses agences membres ont dû réagir rapidement.

Par le biais de nos agences membres sur le terrain, nous avons distribué des denrées alimentaires d’urgence, de l’eau, des trousses d’hygiène aux familles dans le besoin ; nous avons mis sur pied un centre de vaccination et de traitement ; et nous avons offert protection et éducation aux enfants traumatisés et vulnérables.

Nous avons également fourni des matériaux de construction aux personnes vulnérables comme cette grand-mère démunie et privée de toit.

Elle était contente, bien sûr, mais pour une raison moins évidente.

Rahima affirme que ce qui est le mieux dans le fait d’avoir reçu des matériaux pour s’abriter n’est pas seulement d’avoir un nouveau toit sur la tête. « Encore plus important, je vous vois – étrangers de pays éloignés – venir nous aider. »