Des femmes et des enfants qui fuient le Myanmar | Coalition humanitaire
Jannat Ara dit qu’elle a perdu son mari alors qu’ils se sauvaient de leur village attaqué par les militaires.
Jannat Ara dit qu’elle a perdu son mari alors qu’ils se sauvaient de leur village attaqué par les militaires. Elle a réussi à traverser la frontière avec son bébé de 10 mois, Noor Safa*, mais ne sait pas ce qui est arrivé à son mari. Elle se demande ce qui les attend, son bébé et elle. Photo: CARE
Des femmes et des enfants qui fuient le Myanmar
Ayesha, a Rohingya mother
De nombreuses familles ont été séparées durant leur fuite vers le Bangladesh. Ayesha, 22 ans, et ses quatre enfants ont fui le Myanmar. Elle dit que son mari s’est fait tirer dessus pendant leur fuite, et elle ne sait pas s’il est vivant ou mort. Photo: CARE
Rohingya families fleeing
Des réfugiés épuisés débarquent de bateaux après avoir traversé la rivière Naf qui sépare le Myanmar et le Bangladesh. Nombre de ces familles avaient marché pendant des jours, souvent sans aucune nourriture, en quête de sécurité. Photo: Islamic Relief Canada

Répondre aux besoins des femmes et des enfants

Ayesha*, 22 ans, est seule avec ses quatre enfants ayant perdu son mari pendant leur fuite vers le Bangladesh. Elle dit qu’il s’est fait tirer dessus et qu’elle ne sait pas s’il est vivant ou mort.

L’histoire d’Ayesha n’est pas unique ici, dans les camps de réfugiés du Bangladesh à la frontière du Myanmar.

Depuis le 25 août 2017, plus de 600 000 personnes ont fui le Myanmar pour se réfugier au Bangladesh; quelque 80 % sont des femmes et des enfants. De nombreuses familles ont été séparées et les enfants arrivent souvent seuls. Leurs histoires sont toutes celles d’un long périple, de fuite et de peur.

Jannat Ara* est arrivée avec sa fille de 10 mois, Noor Safa*, mais sans son mari. Elle ne sait pas où il est ni ce qui les attend, son bébé et elle.

Des milliers de personnes comme Ayesha et Jannat sont à peine abritées sous des bâches plantées sur les collines boueuses de Cox Bazar.

Elles n’ont ni eau salubre ni toilettes. La grande concentration de personnes déplacées privées de la plupart des commodités essentielles pose des risques élevés, notamment de propagation de maladies, de violence fondée sur le sexe et d’atteinte à la sécurité des enfants sous la forme de traite de personnes, d’agression sexuelle, de travail des enfants et du mariage d’enfants.

Une jeune fille de 14 ans, Rahana*, mentionne qu’il n’y a qu’une latrine près de son abri et que ce sont presque seulement les hommes qui s’en servent. Les femmes et les filles ont peur et attendent la nuit pour aller faire leurs besoins dans la jungle.

Les agences membres de la Coalition Humanitaire sont au Bangladesh, fournissant des secours d’urgence et des services de protection. L’afflux massif de réfugiés, la mousson et la pénurie d’eau salubre augmentent sensiblement les risques. Sans aide humanitaire, la vie de ces personnes est en danger.

*Les noms sont fictifs, afin de préserver l’identité des personnes concernées.
le 31 octobre 2017
coalition