Joséphine et sa famille survivent aux secousses | Coalition humanitaire

Josephine devant sa cuisine, reconstruite avec l'aide financière de Plan International

Joséphine et sa famille survivent aux secousses
le 29 octobre 2020

Joséphine se rappelle une journée ordinaire, une matinée tranquille d’octobre avec son bébé endormi dans un hamac.

Soudainement, sa maison s’est mise à trembler et l’atmosphère à se remplir de grondements, de litanies, de poussière et de débris.

Le tremblement de terre faisait partie des trois à frapper le nord de Cotabato, aux Philippines, entre le 16 et le 31 octobre 2019, tuant 23 personnes et forçant des dizaines de milliers d’entre elles à quitter leurs habitations endommagées.

Le toit de la maison de Joséphine avait cédé et les dommages à la structure étaient trop importants pour qu’on puisse y entrer. Les 12 habitants du foyer, y compris sa famille élargie, n’avaient nulle part où aller et ont donc installé une tente de fortune près de la maison.

Le mari de Joséphine, qui travaille sur une plantation de bananes, a dû laisser temporairement son travail en raison de dommages au système hydrique et de risques de glissements de terrain. Ainsi, en plus de leur problème d’hébergement, leur grande famille a fait face à des difficultés financières. Joséphine a commencé à donner des massages traditionnels pour tenter de gagner de l’argent supplémentaire.

Heureusement, grâce au programme d’aide financière de Plan International, soutenu par la Coalition humanitaire et le gouvernement du Canada, 1300 ménages, y compris celui de Joséphine, ont reçu des fonds pour se procurer les premières nécessités.

L’aide en espèces a aidé la famille de Joséphine à combler ses besoins urgents comme du riz, du bois de charpente pour réparer la maison et un nébulisateur pour sa nièce atteinte d’asthme.

« Nous n’avons pas à l’emmener à l’hôpital pour un nébulisateur, surtout maintenant que les déplacements sont restreints en raison du virus de la COVID-19, explique-t-elle. Nous sommes vraiment impressionnés par le fonctionnement de Plan International. L’aide monétaire tombait à point. »

En rétrospective, Joséphine affirme qu’elle ne peut imaginer comment ils ont pu survivre. Mais avec sa famille, elle rebâtit sa vie peu à peu. Son mari est retourné au travail et Joséphine retrouve ses journées ordinaires, à s’occuper de son foyer fort occupé.

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