World Vision apporte une aide financière d'urgence aux familles touchées par le séisme à Mandalay, afin de les aider à subvenir à leurs besoins urgents, tels que l'alimentation, les frais médicaux et la réparation de leur logement.
Un an après : le séisme au Myanmar
Par Bren Melles, Gestionnaire, Programmes humanitaires
Lorsqu'un puissant tremblement de terre a frappé le Myanmar le 28 mars 2025, tout a basculé en un instant.
Des murs ont tremblé. Des maisons ont été détruites et des écoles se sont effondrées. Des familles ont dormi dehors sur les trottoirs sous une chaleur intense pendant des jours, craignant de retourner à l'intérieur. Des communautés qui vivaient déjà dans la précarité ont soudainement dû faire face à encore plus de pertes. Ce séisme, le plus puissant à avoir frappé le Myanmar depuis près d'un siècle, a affecté plus de 300 000 personnes, faisant plus de 3 600 morts et des milliers de blessés.
Grâce à l'intervention rapide des communautés locales et à votre soutien à l'action de la Coalition humanitaire, l'aide est parvenue rapidement aux familles.
Je me suis récemment rendue au Myanmar pour voir comment l'intervention suite au séisme s'est déroulée et pour découvrir ce que vos dons ont permis de réaliser. En raison de restrictions de sécurité, je suis restée à Yangon. Mais j'ai passé du temps à écouter attentivement les équipes nationales de cinq membres de la Coalition humanitaire qui ont coordonné des projets soutenus par vos dons et le financement du gouvernement du Canada.
Les témoignages portant sur les premières heures qui ont suivi le séisme -- le stress, le chaos -- m'ont profondément marqué. Ces premiers jours ont été accablants. Bon nombre de nos membres et de leurs équipes ont eux-mêmes été touchés -- déplacés, endeuillés par la perte d'amis et de proches, en manque de sommeil -- et pourtant, ils sont immédiatement passés à l'action.
En quelques heures et quelques jours, les membres de la Coalition humanitaire ont évalué les besoins et fourni de l'eau potable, des abris d'urgence et un soutien psychosocial. Au fil des semaines, nos membres et leurs partenaires locaux ont construit des latrines et des réservoirs d'eau, distribué une aide financière d'urgence et mis en place des espaces adaptés aux enfants afin que les parents aient un endroit où envoyer leurs enfants pendant la phase de reconstruction.
Nos membres m'ont parlé de la force des communautés. Des voisins qui s'entraident. Des étudiants qui font du bénévolat plusieurs heures par jour. Des organisations communautaires locales qui se sont mobilisées immédiatement, avant même que l'aide extérieure n'arrive. Vos dons ont renforcé cette réponse locale, permettant ainsi d'aider davantage de personnes.
Travailler au Myanmar n'est pas facile. Les restrictions d'accès, le conflit en cours et les risques pour la sécurité rendent les opérations extrêmement difficiles. Mais j'ai entendu maintes et maintes fois parler du courage, de la créativité et de la détermination de nos membres et de leurs partenaires locaux pour apporter de l'aide là où elle est la plus nécessaire.
Un an plus tard, le processus de reconstruction est toujours en cours. Les traumatismes ne s'effacent pas du jour au lendemain, ni pour les parents ni pour leurs enfants, et de nombreux services doivent encore être rétablis. J'ai néanmoins quitté le Myanmar le cœur rempli d'espoir, fière de nos membres et reconnaissante de votre générosité et de votre compassion, qui nous ont permis d'intervenir rapidement.
Merci d'avoir rendu tout cela possible.