Heureux d'être en vie...en quelque sorte | Coalition humanitaire

Photo: Joseph Scott/CARE

Heureux d'être en vie...en quelque sorte
le 11 avril 2019

« Nous n'avons réalisé que nous étions en danger que lorsque nous avons vu de l'eau entrer par la porte, » dit Dimingu Nyoka. « J'ai attrapé mes petits-enfants et je les ai lancés par-dessus le mur. J'ai aussi fait la même chose avec ma femme car elle a un problème avec ses jambes. »

Dimingu, son épouse Brita et leurs trois petits-enfants orphelins se sont sauvés des inondations au Malawi au mois de mars dernier en montant dans leur canoë et en se dirigeant vers un terrain plus élevé. Ils sont finalement arrivés au camp de Bitilinyu – un assortiment de tentes et de huttes en terre recouvertes de paille. Les huttes sont principalement habitées par les membres de la communauté d'accueil tandis que les tentes sont destinées à ceux qui sont arrivés ici pour échapper à l'inondation. Un grand hangar sert d'abri principal, où les femmes cuisinent et les familles dorment.  

« Nous avons de la chance d'être en vie, » dit douloureusement Dimingu. Tout ce qu'ils avaient a été emporté par les inondations. Leurs 20 poulets, leur grenier à blé avec deux mois de sorgho et leur chien de compagnie sont tous partis.

« Mais maintenant, le défi est la faim. Nous ne mangeons qu'une fois par jour », dit-il en montrant un pot de gruau qu'il prépare sur un feu ouvert.

Dimingu et beaucoup d'autres n'ont pas de tentes. Le hangar n'est pas étanche. Lorsqu’il pleut, ils se lèvent ou se blottissent dans un coin pour essayer de rester au sec. Les marécages et les flaques d'eau autour du camp servent de milieu de reproduction pour les moustiques. Le soir, dit Dimingu, ils sortent en force. Les démangeaisons rendent le sommeil difficile. 

Le camp n'a pas assez d'eau ou de toilettes pour tant de personnes, qui risquent de tomber malades à cause de conditions insalubres.

CARE Canada, membre de la Coalition humanitaire, a rencontré Dimingu et Brita et plusieurs centaines d'autres personnes au camp de Bitilinyu. Ils distribuaient des seaux, du chlore pour le traitement de l'eau et des bâches en plastique pour les toitures.

C'est un début.

Les eaux de crue se retirent au Malawi, mais sans maison, sans animaux et sans récoltes, Dimingu et Brita auront besoin d'aide pendant longtemps pour reconstruire une vie pour eux et leurs trois petits-enfants.